Le silence pesant qui étouffe les bruits
Est plein de majesté et transporte mon âme
Vers des lieux inconnus, un lointain paradis
Car, dès lors, ma pensée erre au gré des courants,
Se laissant dériver au cours de son voyage,
Pareille à un oiseau qui plane dans les vents
Sans le moindre souci de son vagabondage.
J'échappe avec plaisir au monde matériel
Pour aller plus avant dans un mystérieux monde
Qui me semble plus pur et moins artificiel
En pénétrant au sein d'un univers étrange.
Je ne sais qui me guide au cours de ces extases,
Je ne suis qu'un objet, un simple récepteur,
Qui ne fait que transcrire en quelques mots
Provenant d'un esprit qui m'est bien supérieur.
D'où me viennent ces voix du monde parallèle?
Qui me souffle ces vers qu'ainsi je vous transmets?
La voix de l'inconnu me demeure fidèle
Car c'est le lien sacré qui rattache mon âme
A un autre univers, plus vaste, plus brillant
Que je peux pressentir
Sans pouvoir m'avancer pour aller plus avant.
Pourquoi vouloir chercher, trouver une réponse?
La vérité, parfois, que l'on doit ignorer, en ce monde en tout cas.
Qui n'a d'autre regard que sur le matériel,
Notre vie en ces lieux ne dure qu'un moment
Quant à moi, très souvent, je me place à l'écoute
Du monde qui me parle à travers le silence,
Pour suivre simplement, dans la nuit, le chemin
Qui va me transporter très loin d'autres rives.
Vous croyez tout savoir, vous ne connaissez rien,
Jaillit d'un univers parallèle et secret,
Vous pouvez l'ignorer.
Mais n'essayez pas de retenir quelqu'un qui veut partir loin
Apprenez à la comprendre pour ressentir vraiment sa peine
Et la peut-être vous arriveriez à ce que la personne reste
Donner lui une personne qui l'écoutera sans la critiquer